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Les effets sur le cerveau V2

        2. Les substances du chocolat qui agisse sur le cerveau.

Dans la première partie, nous avons vu la composition du chocolat.

Le désir d'une barre de chocolat ne serait pas uniquement dû au goût et à la texture, mais aussi à un sentiment de bien-être, similaire à celui produit par les cannabinoïdes présents dans le cannabis. Nous pouvons donc nous demander si certains éléments présents pouvaient, comme l'affirment certaines personnes, engendrer une addiction.

Avant de répondre à cette question, nous allons définir ce qu'est l'addiction.

L' addiction est un processus dans lequel est réalisé un comportement qui peut avoir pour fonction de procurer du plaisir et de soulager un malaise intérieur, et qui se caractérise par l'échec répété de son contrôle et sa persistance en dépit des conséquences négatives.

Nous allons voir quels sont les éléments qui agissent sur le cerveau.

Tout d'abord, nous avons la phényléthylamine. C'est une substance qui se rapproche des amphétamines car c'est deux substances font parties de la même famille. Elle agit au niveau du cerveau comme un anti-dépresseur. En trop forte concentration, elle provoque de la nervosité et de la paranoïa. Une carence en phényléthylamine constitue un facteur important de la dépression. A part dans le chocolat, nous avons pût trouver la structure de la phényléthylamine dans le LSD, ainsi que dans certaines morphines.

Le deuxième élément agissant sur le cerveau est le salsolinol, présent en grande quantité dans le chocolat, et qui agit aussi comme un anti-dépresseur. Il aurait même une action proche des dérivés de l'opium.

La théobromine, présente en faible quantité dans le chocolat, est un stimulant doux, à effets durables, responsable des effets positifs du chocolat sur notre humeur. En effet, elle bloque les récepteurs de l'adénosine contenus dans le cerveau  et stimule les influx nerveux ( un peu comme le cannabis ). Elle possède un pouvoir stimulant. Elle est parfois classée dans la famille des alcaloïdes.  On trouve aussi de la théobromine en faible quantité dans le café. Cette molécule bloque les récepteurs de l'adénosine contenus dans le cerveau.

L'adénosine possède des récepteurs spécifiques. Quand elle se fixe sur ses récepteurs, l'activité nerveuse est ralentie. Or la théobromine se fixe sur eux. Les neurones ne détectent donc plus l'adénosine. L'activité nerveuse n'est pas ralentie. 

La caféine (semblable à la théobromine) entre en concurrence dans le corps avec l'adénosine, neurotransmetteur qui régule surtout le sommeil.Un effet secondaire important du blocage de l'adénosine est la stimulation de la production d'adrénaline et de dopamine, de sorte que la caféine appartient au même groupe que la cocaïne. Seul l'effet est plus doux.

D'après les travaux menés par le scientifique Peter Rogers, de l'Université de Bristol, au Royaume-Uni, en 2007, le chocolat ne contiendrait aucun ingrédient en quantité suffisante, susceptible de provoquer une addiction.

S'il est vrai que le chocolat contient de nombreuses substances, elles sont présentes en trop petites quantités dans le chocolat, pour le rendre plus dépendant qu'un autre aliment.

D'ailleurs les chocolats blanc et au lait, qui sont les chocolats les plus convoités, sont aussi des chocolats ayant la plus faible concentration en substances susceptibles de provoquer une forme d'addiction. Le sucre et les matières grasses qu'ils contiennent en grande quantité réconfortent lors d'une baisse de moral et seraient les principaux responsables de l'attrait pour le chocolat.

Et si c'était tout bonnement la gourmandise qui nous faisait saliver d'envie ? Pour les auteurs de cette étude, la gourmandise fait passer le chocolat pour un aliment qui nous rend dépendant. Alors le fait que notre attirance pour le chocolat vienne de sa teneur en ingrédients addictifs, serait une illusion, malicieusement orchestrée par notre gourmandise.

Pour Peter Roger, nous entretenons depuis toujours un rapport ambigu au chocolat, parce qu'il est à la fois très désiré mais aussi interdit. Entre besoin et frustration, ce serait plutôt notre désir non assouvi, liée à la restriction alimentaire, qui augmenterait notre envie de manger du chocolat, et qui serait ressenti comme une addiction.

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