II.Les effets sur le cerveau

        1.Le fonctionnement du cerveau  

 Avant de voir quels constituants du chocolat agissent sur le cerveau, nous allons expliquer le fonctionnement de celui-ci.

Il existe dans le cerveau des circuits dont l'activité "procure du plaisir". Parmi les zones cérébrales "sensibles", l'une est un amas de neurones à dopamine situé à la base du cerveau. Lorsque ces neurones sont stimulés, ils libèrent des neurotransmetteurs dans diverses zones cérébrales notamment dans le cortex ; ces zones interviennent dans le contrôle de l'émotivité, de la motricité, de l'attention... L'ensemble de ces structures constituent les "circuits de la récompense" car ils sont activés lorsque les informations sensorielles, atteignant le cerveau, sont associées à "quelque chose d'agréable".

Ce circuit s'est mit en place dans notre cerveau au cours de l'évolution, pour récompenser l'exécution de fonctions vitales (se nourrir, se défendre, se reproduire...), afin d'assurer la survie de notre espèce. Son rôle s'est ensuite élargi pour nous inciter à répéter les expériences plaisantes apprises au cours de la vie.

Dans les conditions physiques normales, l'activité des neurones à dopamine des "circuits de la récompense" est freinée en permanence par des neurones inhibiteurs: la libération de dopamine est donc réduite.

En revanche le chocolat est une substance qui modère l'activité des neurones inhibiteurs ; dans cette situation, l'inhibition exercée sur les neurones à dopamine est partiellement levée et la libération de dopamine augmente. Une sensation agréable est alors ressentie par le sujet, et est vécue comme une "récompense".

 

Les neurones sont des cellules constituant l'unité fonctionnelle du système nerveux. Nous les possédons dès la naissance et leur durée de vie est variable. Peu à peu les neurones sont détruits. Ils assurent la transmission du message nerveux. Un neurone est constitué d'un corps cellulaire et de deux types de prolongements : l'axone qui conduit l'influx nerveux et les dendrites.

Neurone

Le message nerveux se propage ensuite au niveau des synapses, une zone fonctionnelle entre deux neurones.

Synapse

La mémoire serait elle aussi mit en cause dans le circuit de la récompense. En effet chaque situation engendrant une libération de dopamine est mémorisée. Nous nous souvenons donc du plaisir que nous avons ressenti en mangeant du chocolat. Effectivement ce souvenir va nous donner envie de remanger du chocolat pour ressentir ce plaisir à nouveau.

 

Nous avons trouvé une vidéo sous forme de dessin animé, expliquant le circuit de la récompense. Cette vidéo est assez simple et compréhensible. Vous pouvez y accéder en cliquant sur le lien suivant: http://www.psychoweb.fr/psycho-pour-vos-enfants/le-circuit-de-la-recompense-dopamine-et-plaisir-fr-4m50.html

 

       

        2.Les substances du chocolat qui agisse sur le cerveau

Dans la première partie, nous avons vu la composition du chocolat.

Le désir d'une barre de chocolat ne serait pas uniquement dû au goût et à la texture, mais aussi à un sentiment de bien-être, similaire à celui produit par les cannabinoïdes présents dans le cannabis.

 

Nous pouvons donc nous demander si certains éléments présents pouvaient, comme l'affirment certaines personnes, engendrer une addiction. Avant de répondre à cette question, nous allons définir ce qu'est l'addiction.

L'addiction est un processus dans lequel est réalisé un comportement qui peut avoir pour fonction de procurer du plaisir et de soulager un malaise intérieur, et qui se caractérise par l'échec répété de son contrôle et sa persistance en dépit des conséquences négatives.

Nous allons voir quels sont les éléments qui agissent sur le cerveau.

Tout d'abord, nous avons la phényléthylamine. C'est une substance qui se rapproche des amphétamines car c'est deux substances font parties de la même famille. Elle agit au niveau du cerveau comme un anti-dépresseur. En trop forte concentration, elle provoque de la nervosité et de la paranoïa. Une carence en phényléthylamine constitue un facteur important de la dépression. A part dans le chocolat, nous avons pû trouver la structure de la phényléthylamine dans le LSD, ainsi que dans certaines morphines.

Structure phényléthylamine

Le deuxième élément agissant sur le cerveau est le salsolinol, présent en grande quantité dans le chocolat, et qui agit aussi comme un antidépresseur. Il aurait même une action proche des dérivés de l'opium.

Structure salsolinol

 

La théobromine, présente en faible quantité dans le chocolat, est un stimulant doux, à effets durables, responsable des effets positifs du chocolat sur notre humeur. En effet, elle bloque les récepteurs de l'adénosine contenus dans le cerveau  et stimule les influx nerveux (un peu comme le cannabis). Elle possède un pouvoir stimulant. Elle est parfois classée dans la famille des alcaloïdes.  On trouve aussi de la théobromine en faible quantité dans le café.